Le Plan Saint-Laurent (PSL), découlant de l'Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent 2005-2010, est un plan qui s'inscrit dans une perspective de développement durable dont les aspects environnemental, économique et social sont indissociables. Ce plan est fondé sur des notions d'intégrité écologique et de respect de l'environnement dans les activités économiques, l'engagement des collectivités et une gouvernance éclairée, concertée et intégrée du Saint-Laurent. Il faut que tous les acteurs concernés par la gestion ou l'utilisation du Saint-Laurent et de ses ressources - société civile, usagers et décideurs gouvernementaux - s'engagent à protéger l'écosystème, et à agir pour assurer son développement durable. Or, la gestion intégrée donne à chacun la possibilité d'agir concrètement dans la mesure de ses capacités, de mettre en commun les outils et de tirer le meilleur parti des retombées positives pour les populations humaines et l'écosystème.
La définition de la gestion intégrée du Saint-Laurent (GISL) est la suivante :
La gestion intégrée du Saint-Laurent est un processus permanent basé sur la concertation de l'ensemble des décideurs, des usagers et de la société civile pour une planification et une meilleure harmonisation des mesures de protection et d'utilisation des ressources de cet important écosystème, et ce, dans une optique de développement durable.
La gestion intégrée des activités dans un territoire donné implique au départ le respect des compétences et des pouvoirs des gestionnaires de la ressource et l'imputabilité des élus et des gouvernements. Il n'est pas question de transfert de responsabilités, mais plutôt d'exercice d'un pouvoir d'influence tangible par les usagers et la société civile à toutes les étapes du processus décisionnel et dans la planification des actions qui seront posées. La gestion intégrée repose sur une implication responsable et concertée de la société civile, des usagers et des décideurs publics dans le choix et la mise en œuvre des activités et des programmes qui touchent au Saint-Laurent et à ses ressources. La « concertation » est l'outil privilégié pour la prise de décision dans la gestion intégrée du Saint-Laurent. Elle sous-entend l'équité et le respect du rôle des intervenants et de leurs capacités respectives.
Le but visé par la gestion intégrée est de gérer les activités et les usages qui touchent au Saint-Laurent de façon davantage intégrée et participative afin d'assurer le bien-être des collectivités et le développement durable du Saint-Laurent. Cela suppose le respect de la capacité de support de l'écosystème, une gestion plus intégrée des activités et des programmes des différents secteurs de la société québécoise, ainsi qu'une plus grande participation des usagers, de la société civile et du milieu municipal aux décisions et aux activités qui touchent au Saint-Laurent.
Les débuts de la gestion intégrée pour le comité ZIP
Le comité ZIP du Sud-de-l'Estuaire a procédé à la réalisation de la première phase du projet de «Gestion intégrée des îles habitées de l'estuaire du Saint-Laurent» soit l'Île-Verte, l'Isle-aux-Grues et l'Isle-aux-Coudres de 2004 à 2005. Cette étape du projet a permis d'identifier plusieurs problématiques et enjeux d'ordres environnementales, économiques, sociales et culturelles, sur les îles de l'estuaire. Et de rassembler l'ensemble des connaissances existantes (biologiques, physiques, culturelles, etc.) du milieu dans un document unique réunissant un outil cartographique et des connaissances de base. L'évaluation de ces informations a facilité l'identification d'objectifs concrets de mise en valeur et de réhabilitation des écosystèmes et de développement socio-économique des îles. À l'Isle-aux-Coudres et à l'Isle-aux-Grues, les premières tables de concertation pour la gestion de la zone côtière ont été formées en 2005 (Comité côtier de l'Isle-aux-Coudres et Comité côtier de l'Isle-aux-Grues), montrant ainsi la volonté du milieu à prendre en main le développement durable du milieu côtier. En 2007, le comité côtier de l'Isle-aux-Coudres est très actif et impatient de voir la réalisation de projets en lien avec la zone côtière grâce à son premier plan d'action issu d'une collaboration fructueuse entre le comité ZIP et le comité côtier.